20 septembre 2008
SAISON DES AMANTS
Le vent a dispersé
Les orages d'été…
Le soleil s'est voilé
D'une pluie parfumée…
L'été s'en va, prudent,
S'éloignant discrètement.
Sur la pointe des pieds, doucement…
Arrive l'automne flamboyant,
Saison des amants.
© Aubépine
29 mai 2008
DRAPEAU ROUGE ET POING LEVE....

Ce matin, tous rassemblés,
Autour d'une tombe pour commémorer
L'anniversaire
De l'assassinat d'un vrai révolutionnaire.
Drapeau rouge et poing levé
Ensemble nous avons chanté
Ce chant si galvaudé,
L'Internationale réhabilitée.
Unis dans une même volonté
De rendre l'espoir à l'humanité
De voir se lever tous les opprimés
Et construire une autre société.
© Aubépine
27 mai 2008
Parmi les étoiles
Chaque soir je regarde les étoiles
Et je guette la lune.
Je vois passer dans le ciel
Des avions couleur soleil.
La nef de mon coeur
Avant de prendre le vent
A déplié ses voiles
Pour joindre un autre continent.
Chaque soir je regarde les avions
Et je guette la lune.
Je vois briller dans le ciel
Des étoiles couleur vermeil.
Chaque matin au réveil
Je rejoins les nuages,
Et parfois aussi la lune
A la recherche de mon soleil.
Chaque nuit dans mes sommeils
C'est ta voix qui dirige mes rêves.
A chaque instant de mes journées
Tu occupes toutes mes pensées.
Mon coeur est parti en voyage
Dès qu'il a croisé ton chemin.
Je te le confie, prends-en soin.
Je le chercherai chaque soir...
Parmi les étoiles.
© Aubépine![]()
25 mai 2008
LA ROSE ET LE RUISSEAU
Une ombre, dans le tableau
Gâche la perspective,
Tandis qu'un frais ruisseau
Poursuit son cours tranquille.
Son cœur n'est qu'insouciance,
Il ne sent pas le péril.
Et l'ombre, attentive,
Se moque de ce sot
Qui, en toute confiance
Poursuit chimères et leurres.
Car derrière la colline
Qu'il lui faut contourner
Le temps s'est enferré
Dans le dédale des heures.
Et l'ombre s'achemine
Etendant son emprise
Sur la vallée des fleurs
Que le naïf au cœur léger parcourt,
Sans savoir qu'il court
Ainsi vers l'horreur.
Et l'ombre gonfle ses voiles...
- Le temps s'arrête
Et l'ombre souffle la tempête...
- Le temps s'afflige
Et l'ombre glace l'atmosphère...
- Le temps, et l'eau, se figent.
Silence, souffrance,
Où le néant se glisse.
D'une rose éperdue
Tombe une larme dorée
Irradiant la beauté.
Un éclair azuré
Qui semble ensorcelé
Vient déchirer le voile
De cette obscurité.
L'ombre, affolée, se rapatrie,
Les heures se rassemblent,
Le temps rejoint son cours...
Et la rose frémit
Car le ruisseau l'enlace.
Un oiseau lyre passe
Dans l'air du temps.
Un rayon de soleil
Illumine le ciel.
La colline murmure,
Depuis, à chacun qui passe,
L'histoire de cette rose
Amoureuse d'un cours d'eau.
© Aubépine![]()
LA DERNIERE VALSE
Je veux être celle
Qui, au bout de tes rêves
Saura danser sur ton cœur.
Au rythme d'une valse,
Trois temps de bonheur…
Robe d'un vert profond,
Souliers de satin,
Et des bijoux d'or fin
Seront ma parure.
J'habillerai mon cœur
De pourpre et de diamants.
Et je serai si belle
Que tu n'auras de trêve,
Et compteras les mesures,
Ponctueras la cadence,
Des battements de ton cœur
Et de soupirs profonds.
Attendant le matin
Où, filigrane fin,
De soleil, d'or et d'azur,
Je graverai dans ton cœur
Un bonheur permanent.
© Aubépine![]()
JE T'AIMERAI...
J'ai aimé, j'aime et j'aimerai...
L'amour ne se conjugue pas à l'imparfait.
J'ai aimé, j'aime et j'aimerai...
L'amour ne se conjugue qu'avec tendresse.
J'ai aimé, j'aime et j'aimerai...
L'amour, ça rime avec bonheur, avec ivresse.
J'ai aimé, j'aime et j'aimerai...
Tous ces mots rares et précieux
Accompagnés de tes caresses.
J'ai aimé, j'aime et j'aimerai...
Tous ces mots dits avec tes yeux.
J'ai aimé, j'aime et j'aimerai...
Tes gestes doux et tes désirs fougueux.
J'ai aimé, j'aime et j'aimerai...
La sensation de monter jusqu'aux cieux.
J'ai aimé, j'aime et j'aimerai...
Mon image reflétée dans tes yeux.
J'ai aimé, j'aime et j'aimerai...
Tes gestes tendres et tes baisers fiévreux.
J'ai aimé, j'aime et j'aimerai...
Tes étreintes et nos lendemains bleus.
J'ai aimé, j'aime et j'aimerai...
Les lits défaits de nos matins duveteux.
J'ai aimé, j'aime et j'aimerai...
Tes au revoir qui ne sont pas des adieux.
J'ai aimé, j'aime et j'aimerai...
Je t'aimerai si tu le veux.
© Aubépine![]()
ILLUSION
Au bout de cette falaise
T'attendent l'aventure et l'espoir.
C'est ce que tu crois savoir...
Mais il n'y a plus de justice,
Et se perd le savoir...
Au fond du précipice
T'attend, dans un épais brouillard
Le Roi des fous et des cafards,
La folie et le désespoir.
Si tu as de l'espoir
En ce que tu crois savoir,
Fonce à travers le noir,
Retrouve la falaise
Et gravis-la ce soir.
Si la lune t'est propice
Tu trouveras le couloir
Du temple du savoir.
Et dans un grand feu pacifiste
Tu embraseras de tes mains
Tel un feu d'artifice
La folie des humains.
Qui se consumera
Au fond du précipice.
© Aubépine ![]()
DIMANCHE MATIN
Le ciel est moins gris ce matin,
Les oiseaux me sourient
D'un air taquin.
Dans le parc Montsouris
La rosée s'éparpille
Et l'herbe scintille.
La cité est encore endormie...
Je dis bonjour à mon voisin,
En chuchotant.
Nous ouvrons nos volets,
Tout doucement.
Gestes feutrés
D'un dimanche matin.
J'entends le souffle de Fanny
Endormie dans mon lit.
Je n'ose pas la réveiller.
Le sommeil d'un enfant
C'est magique et sacré.
Il n'y a pas de vent
Et pourtant
Les arbres presque dénudés
Lachent une à une
Leurs feuilles flétries et fanées.
Le cri d'une corneille
Vient meurtrir le silence.
Pas de rossignol ce matin
Pour m'égayer de ses trilles.
Ni d'hirondelles dans le ciel.
Elles sont parties
Depuis déjà longtemps
Retrouver le soleil.
L'automne n'est plus flamboyant,
Tout jaunit doucement.
L'hiver s'annonce et prépare
Déjà, son manteau blanc.
Dimanche matin dans la cité,
La vie est en suspens...
Je n'ose plus bouger.
Et je retourne dans mes rêves,
Au creux de mes draps tièdes.
© Aubépine![]()
24 mai 2008
CHAMBOULEMENT
Le soleil a éternué
Et le monde s'est enrhumé.
La lune s'est mise à pleurer
Des larmes de rosée.
Les saisons ont renégocié
Leur ordre de passage obligé,
Et c'est en plein été
Que la neige est tombée.
L'hiver dépité
A senti l'orage gronder,
Le printemps a ramassé,
A terre, les feuilles abandonnées.
Et l'automne s'en est allé
Se promener dans les prés.
© Aubépine![]()
CHAGRIN D'HIER GRIS DE POUSSIERE
Chagrin d'aujoud'hui noir de suie
Poussières d'étoiles
Sur fond bleu nuit
D'un ciel de lit
Trop petit
Pour un amour infini,
Mes sanglots éparpillés
Au fil de mon passé
Laissent présager
La fin d'un amour non partagé :
Chagrin inachevé…
© Aubépine![]()
